Le cycle féminin et les troubles psychiques : le trouble dysphorique prémenstruel

trouble dysphorique prémenstruel

Vous avez certainement déjà entendu parler du SPM (syndrome prémenstruel) qui touche entre 25 et 75% des femmes. Toutefois, connaissez-vous le TDPM ? Se présentant pendant la deuxième moitié du cycle féminin, le trouble dysphorique prémenstruel est une forme plus sévère du SPM. Il se compose presque essentiellement de symptômes psychologiques très intenses pendant la phase lutéale, qui ont tendance à s’améliorer au moment de la phase folliculaire. État dépressif, anxiété très marquée, diminution de l’intérêt pour les activités habituelles… Le TDPM est malheureusement encore très mal diagnostiqué et peu pris en charge par la médecine conventionnelle.    

Le TDPM : qu’est-ce que c’est ? 

Aujourd’hui, le trouble dysphorique prémenstruel fait souffrir entre 4 et 8% des femmes, voire plus. Un éternel recommencement, une souffrance qui se répète à chaque cycle,  et pourtant ! Beaucoup de femmes sont diagnostiquées souffrant de trouble bipolaire ou de la personnalité borderline alors qu’il s’agit d’un phénomène hormonal. Peu de praticiens (psychiatre, psychologue) connaissent ce trouble. Or, le TDPM est inscrit au répertoire des maladies psychiatriques, le DSM V, qui est l’un des manuels de diagnostic de référence dans le monde. Nous faisons face à une errance médicale comme pour beaucoup d’autres syndromes touchant les femmes et leur cycle

D’où vient le TDPM ? 

Malgré les quelques recherches effectuées dans le monde, le trouble dysphorique prémenstruel reste encore inexpliqué. Seules quelques études ont pu affirmer que le trouble pourrait provenir d’une combinaison chimique alliant des facteurs neurobiologiques et neuro-endocrinologiques. Ce mélange pourrait survenir à la suite d’une carence en sérotonine, ce qui peut largement expliquer les nombreux symptômes psychiques que provoque le TDPM. 

Trouble dysphorique prémenstruel : les différences majeures avec le syndrome prémenstruel

Nombreux et nombreuses sont ceux qui confondent à tort les deux syndromes. Cependant, il existe des différences flagrantes entre le syndrome prémenstruel et le trouble dysphorique prémenstruel. 

Ce qui est important à retenir, dans un premier temps, c’est qu’aucune des deux formes présentées ici ne sont des maladies ou des troubles psychologiques. Il s’agit-là, tout au contraire, de troubles neuro-endocriniens qui se manifestent majoritairement par des symptômes psychiques.

Nous ne pouvons que difficilement différencier les symptômes du SPM et ceux du TDPM car ils sont basés de la même façon : 

  • irritabilité ; 
  • anxiété ; 
  • insomnie ; 
  • humeur changeante ; 
  • douleurs pelviennes ; 
  • seins douloureux ; 
  • fatigue intense ; 
  • perte d’appétit ; 
  • nausées voire vomissements.

Bien entendu, cette liste est non exhaustive et les symptômes diffèrent chez toutes les femmes. Ce que l’on peut, en revanche, remarquer chez une personne atteinte de TDPM, c’est une forme aggravée de ces symptômes.       

Comment identifier la présence d’un trouble dysphorique prémenstruel ? 

Pour pouvoir identifier le TDPM et ne pas le confondre avec le SPM, il est nécessaire de se rendre compte d’une chose très importante : l’aspect psychologique. Dans le cas d’une atteinte TDPM, la personne vit des états dépressifs intenses, une labilité émotionnelle, pouvant aller jusqu’à des idées noires… C’est par ailleurs pour cette raison que certains praticiens confondent le trouble dysphorique prémenstruel avec une véritable dépression ou un trouble psychique plus profond. La différence est pourtant simple : le TDPM ne dure que quelques jours. Difficile donc d’être prise au sérieux lorsque ces symptômes se manifestent. 

Si vous pensez souffrir d’un trouble dysphorique prémenstruel et que vous ne savez pas comment le déterminer précisément, une chose est sûre. Tout comme les douleurs physiques intenses provoquées par l’endométriose, l’atteinte psychologique intense n’est pas normale pendant le cycle féminin. Les hormones sont perturbées et jouent un rôle important sur notre humeur pendant certaines phases du cycle, c’est évident. Mais aucune forme grave et très intense n’est normale et ne doit être tolérée. 

trouble dysphorique prémenstruel

Vivre avec un trouble dysphorique prémenstruel 

Comme pour beaucoup de troubles et de maladies liées au cycle menstruel, aucun traitement médicamenteux n’existe hormis les traitements hormonaux. Néanmoins, comment soigner un trouble hormonal à l’aide d’autres hormones ? Même si la pilule, le stérilet ou d’autres traitements hormonaux ont pu faire leurs preuves sur certains dérèglements liés au cycle, un trouble dysphorique prémenstruel doit être traité avec plus de précautions. Certaines approches thérapeutiques sont désormais préférées lors de certaines phases du cycle menstruel, notamment pour venir à bout de ce trouble très handicapant.

Approches thérapeutiques : traiter le TDPM

La naturopathie est une approche thérapeutique efficace contre le TDPM

Je vous conseille d’adopter une alimentation riche en bon gras pendant toute la première partie de votre cycle (phase menstruelle : les règles, et phase lutéale : après les règles). Pour la deuxième partie du cycle (phase folliculaire et phase ovulatoire), préférez une alimentation pauvre en sucre et en gluten

Il est très important d’avoir un minimum d’activité physique pour dynamiser le corps et sécréter des endorphines et de la sérotonine. Le sommeil est également très important : laissez-vous l’occasion de dormir lorsque vous en ressentez le besoin. Dans la même idée, ne vous empêchez pas de dormir parce que vous avez l’impression de trop dormir.

Pour pouvoir travailler encore plus profondément le traitement du trouble dysphorique prémenstruel, il est conseillé d’entamer un travail psycho-émotionnel, comme une psychothérapie ou un suivi alternatif, pour apprendre à mieux se connaître et à accueillir ses émotions. Le travail énergétique sur les mémoires est également une bonne option. Lors des séances, nous travaillons sur les mémoires du cycle en cours, de la lignée des femmes et du féminin dans votre histoire.

Pour finir, vous pouvez régulièrement pratiquer des exercices de relaxation comme la méditation, la visualisation, le yoga doux ou encore la cohérence cardiaque.   

Qui consulter pour un trouble dysphorique prémenstruel ?

Vous n’êtes pas seule. Beaucoup de femmes sont concernées par le trouble dysphorique prémenstruel. Cette impression d’être en train de mourir, cette souffrance intense dont on ne voit pas le bout. Ces douleurs ne sont pas normales et doivent être traitées pour une vie plus saine et plus épanouissante. Vous ne devez plus appréhender votre cycle. Accueillez ce phénomène naturel et féminin qui vous constitue et qui vous anime. 

Pour cela, vous pouvez bien entendu consulter plusieurs spécialistes comme une naturopathe, une thérapeute ou encore une énergéticienne. Toutefois, je peux vous proposer un suivi personnalisé et poussé en utilisant mes savoirs et mes compétences dans ces 3 domaines afin de vous aider à accueillir le trouble dysphorique prémenstruel comme il se doit. 

Souffrant également de ce trouble, je sais désormais le gérer et j’ouvre mes portes à toutes les femmes qui ont besoin d’aide.  

2 Commentaires

  1. Blin Veronica

    Chère Alexia,

    Suite à votre article, avez-vous entendu parler de Natacha Calestrémé ?
    Je l’ai vue hier soir à Bordeaux lors de sa conférence. Elle parlait de protocoles chamaniques à faire pour guérir
    Certaines choses, surtout liés aux fardeaux d’émotions qui nous appartiennes pas et qui remontent plusieurs générations. Dans les protocoles, il, y en aurait 22 je crois, il y a des RESET énergétique avec des personnes qui nous auraient prit de l’énergie et aussi de l’énergie que nous aurions pris au autres, parents/enfants par example.
    Elle vient de sortir 4 polars, pour le commun des mortels, pour expliquer comment ça fonctionne et aussi ses 2 livres “La Clé de votre énergie” et “Trouver Ma Place”. Je pensais que peut-être cela pourrait aider certaines.
    Bon dimanche et à bientôt. (Sans présomption)

    Réponse
    • Alexia

      Merci Veronica pour votre commentaire. Je ne connais pas cette personne, je vais aller de ce pas jeter un œil à ce qu’elle propose.
      A bientôt !

      Réponse

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