Le sucre : du plaisir à l’addiction, comment sortir de ce  cercle infernal ?

sucre comment gérer l'addiction

Ah… Le sucre ! Bec sucré ou bec salé, chacun ses préférences ! Mais rares sont les personnes qui n’apprécient pas de finir leur repas sur une petite douceur, ou refusent une gourmandise lorsqu’on la leur propose. Et dans ces moments-là, ce n’est pas sa sensation de faim que l’on interroge, mais bel et bien une sensation de plaisir que l’on recherche et que l’on savoure pleinement ! Mais quand cette recherche du réconfort sucré tourne à l’addiction, peut-on encore parler de plaisir ?

Le sucre : une drogue comme les autres ?

Depuis quelques années maintenant, on n’hésite plus à qualifier le sucre de véritable drogue. Certains vont même jusqu’à comparer sa dépendance à celle résultant de la consommation de cocaïne ou toute autre drogue dure. Mais pourquoi un tel parallèle ? 

Pour comprendre, il faut s’intéresser au circuit de la récompense, mis en évidence dans les années 50, à l’occasion d’études consacrées aux effets de la consommation de drogue sur le cerveau. Ce circuit correspond à un réseau de connexions reliant 2 groupes de neurones :

  • L’un situé dans l’aire tegmentale ;
  • L’autre dans le noyau achemines.

Parmi les neurotransmetteurs émis dans le circuit de la récompense, on trouve la dopamine, également appelée « hormone du plaisir ». La libération de cette hormone a pour effet d’enregistrer le stimulus de départ comme agréable, et déclenche donc l’envie de le renouveler. Le phénomène s’amplifie au fil des répétitions.

C’est lorsque le circuit de la récompense finit par se dérégler, que survient la dépendance. L’organisme ne peut alors plus supporter que la récompense attendue ne soit pas délivrée. En l’absence de celle-ci, il entre dans un véritable état de manque.

Or, le fait de s’alimenter stimule le circuit de la récompense, et cela de façon particulièrement intense quand il s’agit d’aliments sucrés. Dès lors, on comprend mieux comment une consommation excessive de sucre peut rapidement tourner à l’addiction.

Cette source de réconfort qui ne nous veut pas que du bien !

Lorsque l’on évoque un souvenir joyeux de notre enfance, on le qualifie souvent de “madeleine de Proust” (que l’on doit évidemment au célèbre auteur !). Et en effet, quoi de plus parlant que ce petit gâteau, dont on a tous encore en bouche le goût sucré et moelleux, pour décrire les émotions de notre enfance.

Il faut dire que le sucre y tient, pour beaucoup d’entre nous, une place de choix : celle de véritable « aliment doudou » qui rassure. 

Qui ne s’est pas vu offrir un bonbon par ses parents ou ses grands-parents après un gros chagrin ou un petit bobo ? Et bien avant ça, quoi de plus réconfortant pour un bébé que le goût sucré du lait maternel ou du biberon bien serré contre maman ou papa ? 

Rien d’étonnant alors dans le fait que le sucre puisse devenir une véritable source d’alimentation émotionnelle, derrière laquelle peuvent se cacher des émotions refoulées, un besoin de réconfort, de douceur, ou de réassurance.

La candida albicans : le champignon assoiffé de sucre qui se cache dans vos muqueuses

Son nom ne vous dit peut-être rien, mais ce champignon levuriforme est naturellement présent dans la flore de vos muqueuses, et participe à l’équilibre de votre microbiote

Sa particularité ? Il est assoiffé de sucre : plus on lui en donne, plus il en réclame. Et plus il en consomme, plus il se développe. Le problème du serpent qui se mord la queue en somme !

Or, lorsqu’il prolifère de façon trop importante, il finit par envahir vos muqueuses sous une forme filamenteuse pathogène. Petit à petit, il s’attaque aux probiotiques du microbiote intestinal, et l’intestin se retrouve alors privé d’une partie de ses défenses naturelles. C’est ce qu’on appelle la candidose.

Cette dernière n’est pas toujours facile à détecter, les symptômes demeurant bien souvent invisibles. 

Certains signes peuvent toutefois vous alerter, comme par exemple :

  • Des troubles digestifs ;
  • Une fatigue chronique inexpliquée ;
  • Des sensibilités alimentaires ;
  • Des mycoses à répétition ;
  • Des manifestations cutanées.

Alors, que faire en cas de soupçon de candidose ?

sucre et addiction

Bien entendu, en cas de symptômes, la première chose à faire est de consulter votre médecin traitant. Si le diagnostic se confirme, il pourra vous être conseillé de :

  • Diminuer (voire supprimer) vos apports en sucre ;
  • Supprimer les aliments industriels ;
  • Limiter les aliments à base de levure ;
  • Diminuer (voire supprimer) la consommation d’alcool, de caféine et d’excitants ;
  • Éviter la consommation de laitages ;
  • Prendre des probiotiques ;
  • Utiliser un antifongique.

Si vous vous interrogez sur la source de votre addiction au sucre, la candidose est une piste à ne pas négliger !

Et la sérotonine dans tout ça ?

Le coup de barre de 17h, vous connaissez ? Vous savez, celui qui vous rend nerveux, irritable, et qui déclenche en vous une envie irrépressible de sucre

On a souvent tendance à le mettre sur le dos d’une journée éreintante ou d’une contrariété qui tombe au mauvais moment. Mais il se pourrait que la cause soit tout autre, et qu’il ne soit que la manifestation d’une carence en sérotonine.

Souvent qualifiée d’hormone du bonheur, la sérotonine est un neurotransmetteur, c’est-à-dire une substance qui participe à la transmission d’informations entre les neurones. Elle est connue pour influencer notre humeur et notre appétit, mais également notre sommeil. Elle est en effet le précurseur de la mélatonine, également appelée l’hormone du sommeil

C’est pourquoi, afin d’assurer la production de mélatonine nécessaire à notre sommeil nocturne, notre cerveau réclame en fin de journée sa dose de sérotonine. Et si ce besoin n’est pas rempli correctement, les conséquences peuvent rapidement se manifester, à commencer par une baisse de moral et une furieuse envie de sucre.

Alors, comment y remédier ? Eh bien, aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est dès le matin que cela se joue ! 

En effet, pour éviter les carences en sérotonine, il faut s’intéresser au tryptophane.  Cet acide aminé, qui tient un rôle essentiel dans la construction des protéines, est lui le précurseur de la sérotonine. Pour augmenter le taux de sérotonine dans notre organisme, il est donc important de consommer des aliments riches en tryptophane

Alors, pour éviter le coup de mou de 17h et les fringales sucrées qui vont avec, commencez votre journée par un petit-déjeuner riche en protéines. Ce sera un excellent moyen de réguler votre production de sérotonine !

Le sevrage : meilleure arme contre l’addiction au sucre ?

On l’a vu, l’addiction au sucre peut relever de plusieurs facteurs. Mais quelle qu’en soit la cause elle implique, comme toute addiction, une perte de contrôle qui n’est pas toujours facile à vivre (sans parler de tous les effets physiques et psychiques d’une surconsommation de sucre !).

Pour s’en sortir, la méthode du sevrage est sans doute l’une des plus efficaces. Stopper purement et simplement la consommation permet de déjouer l’effet d’engrenage. Mais cette méthode peut parfois être source d’angoisse : peur d’échouer, de ne pas savoir par où commencer, de ne pas supporter cet arrêt… 

C’est pourquoi j’ai mis au point un programme en ligne 100 % Naturo pour vous accompagner dans votre sevrage progressif du sucre en 8 semaines

Restez connecté, je vous en reparle très bientôt !

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